Décryptage du Syndrome de KISS chez le Bébé :

Comprendre, Reconnaître, Explorer les Controverses

 

Introduction

Le Syndrome de KISS est un sujet d’importance pour les parents et les professionnels de la santé. Cet article vise à fournir des informations claires et détaillées sur l’origine de ce syndrome, en mettant en lumière les controverses et le rôle de la prise en charge en kinésithérapie.

 

Origine

Le Syndrome de KISS tire son nom du Dr Biedermann, docteur en thérapie manuelle et chirurgien à Cologne qui a introduit ce concept en 1990. Kiss est l’abréviation de Kopfgelenk Induziert Symetrie Störungen qui peut se traduire par « Troubles de symétrie induits par les vertèbres cervicales ».

 

Le syndrome de KISS, aurait pour origine une perte de mobilité de l’articulation entre la première cervicale et la base du crâne, jonction cranio-cervicale (rachis cervical supérieur).

Syndrome de KISS chez le Bébé : Qu’est-ce que c’est ?

Le Syndrome de KISS se caractériserait par des asymétries crâniennes, des troubles posturaux et des déséquilibres musculaires ayant des conséquences notables sur le développement moteur de l’enfant et nécessitant une prise en charge appropriée pour éviter des complications à long terme. Cette condition suscite des interrogations et des débats au sein des professionnels de santé.

 

Selon la littérature, les signes du Syndrome de KISS sont nombreux et variés, ils regroupent  :

  • Asymétrie crânienne
  • Torticolis congénital
  • Difficultés à tourner la tête dans une direction
  • Posture anormale
  • Troubles du sommeil
  • Irritabilité
  • Retard dans le développement moteur

Sont aussi associés des pleurs excessifs, le RGO…

 

Les controverses et pourquoi ?

Le diagnostic du syndrome de KISS est sujet à controverse en raison de la diversité et du caractère non spécifique des symptômes présentés par les nourrissons.

Le principe du syndrôme de KISS repose sur un mauvais alignement des vertèbres cervicales lié à une luxation des premières vertèbres, en se basant sur des examens radiographiques. Or, les radiologues pédiatriques expliquent qu’il est impossible de visualiser ce type d’anomalie sur une radiographie dite ‘classique’. Aucune preuve médicale ne peut venir soutenir le diagnostic du syndrome de KISS.

De plus il n’existe pas aujourd’hui de publications scientifiques mettant en évidence l’existence de ce syndrome.

 

Pourquoi le Syndrome de KISS fait-il débat chez les professionnels de santé ?

Le Syndrome de KISS suscite des débats parmi les professionnels de santé en raison des différences d’interprétations de l’origine des symptômes et des questionnements sur l’efficacité des traitements associés.

 

Bien souvent, la persistance des signes associés au syndrome de KISS amenant à un retard du développement moteur, conduit au diagnostic du syndrome de KISS.

Ces signes non spécifiques sont aussi observables chez de nombreux enfants présentant un retard du développement moteur, un RGO, une déformation crânienne et/ou un schéma d’hyperextension axiale.

 

Prise en charge du Syndrome de KISS

Il n’y a pas de prise en charge spécifique du Syndrome de KISS à proprement parler.

La rééducation neuromotrice en kinésithérapie vise à assurer un développement moteur ‘harmonieux’ de l’enfant en traitant les différents troubles associés.

La mise en place de la rééducation en kinésithérapie de façon précoce dès les premiers signes d’appels et l’intervention en ostéopathie sont des réponses efficaces qui vont permettre d’éviter les conséquences sur le développement moteur de l’enfant à long terme.

L’ostéopathe par des manipulations spécifiques du bassin, de la région dorsale et de la base du crane va permettre l’inhibition de l’hyperextension fonctionnelle et des asymétries posturales du nouveau-né.

Pour plus d’information sur la complémentarité kinésithérapie-ostéopathie, vous pouvez consulter notre article ‘Suivi Neuromoteur de l’Enfant, complémentarité ostéopathie & kinésithérapie’.

 

Conclusion

 Le syndrome de KISS tel qu’il est décrit manque de preuve scientifique à ce jour.

Une prise en charge précoce et multidisciplinaire qui considère les enfants présentant des symptômes comme ceux décrits par le syndrome de KISS dans leur globalité apporte une réponse efficace et conduit à une bonne évolution.